Chrome 156 est passé en version stable le 20 octobre 2026. Pour l’internaute, la mise à jour se fait sans bruit. Pour celui qui construit ou entretient un site, elle apporte quelques nouveautés concrètes : du hasard directement en CSS, un sélecteur qui sait quel lien a été cliqué, des en-têtes de tableau qui restent collés sur deux axes, et un import JavaScript qu’on peut enfin retenter après une coupure réseau.
- Chrome 156 est sorti en stable le mardi 20 octobre 2026, d’après les notes de version de Chrome Platform Status.
- Côté CSS : fonction
random(), pseudo-classe de « source de navigation », conteneurs de défilement sur un seul axe. - Côté JavaScript : un module qui a échoué au chargement peut être rechargé avec un nouvel
import(). - La prochaine version stable, Chrome 157, est attendue le 3 novembre selon GIGAZINE.
Plan de l'article
Du hasard en CSS, sans une ligne de JavaScript #
La nouveauté la plus visible est la fonction random(). Elle tire une valeur au hasard dans un intervalle, par exemple random(0%, 100%). Jusqu’ici, il fallait un petit script pour décaler aléatoirement des cartes, varier une teinte ou disperser des confettis. Désormais, la feuille de style s’en charge seule.
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Par défaut, chaque appel produit une valeur différente. Les notes de version précisent qu’un premier argument facultatif, la « clé », permet au contraire de partager la même valeur entre plusieurs propriétés ou plusieurs éléments. C’est utile si l’on veut qu’une rotation et un décalage restent cohérents sur une même vignette.
À quoi ça sert sur un vrai site
Sur un portfolio ou une page d’accueil un peu créative, random() évite l’effet « grille trop parfaite » : quelques degrés de rotation sur des photos façon polaroïd, un délai d’animation légèrement différent pour chaque élément d’une liste. Prudence toutefois : Chrome n’est pas seul. Firefox 158 propose cette fonction, mais seulement derrière un réglage expérimental désactivé par défaut, comme l’indique la page MDN de Firefox 158. Il faut donc toujours prévoir une valeur de repli, que les autres navigateurs afficheront.
Savoir quel lien a lancé la navigation #
Deuxième ajout côté CSS : une pseudo-classe qui cible l’élément à l’origine d’une navigation, c’est-à-dire le lien, le bouton ou le formulaire sur lequel l’utilisateur vient d’agir. Elle reste active pendant toute la durée du changement de page.
GIGAZINE la nomme :navigation-source et souligne l’intérêt avec l’API View Transitions : on peut styler l’animation de transition selon l’élément cliqué, sans JavaScript. Concrètement, la vignette d’un article peut « grandir » vers la page suivante pendant que le reste de la liste s’efface, avec une règle CSS seulement.
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Des tableaux qui défilent enfin proprement #
Qui a déjà tenté de figer à la fois la ligne d’en-tête et la première colonne d’un grand tableau connaît le problème. Avec position: sticky, l’élément ne se cale que sur un seul conteneur de défilement. Chrome 156 accepte des combinaisons comme overflow: scroll clip, qui ne rendent défilant qu’un seul axe.
Résultat, d’après Chrome Platform Status : un élément collant peut s’appuyer sur un ancêtre différent pour chaque axe. Le cas d’école, ce sont les tableaux de tarifs ou de comparaison, dont les en-têtes de ligne et de colonne restent visibles. La même version ajoute le mot-clé pair à scroll-snap-type, pour que l’aimantation vise le même élément sur les deux axes, là où both pouvait en choisir deux différents.
Un import JavaScript qu’on peut retenter #
Moins spectaculaire mais très pratique : jusqu’ici, quand un module JavaScript échouait au chargement, l’échec restait en mémoire et chaque nouvelle tentative échouait immédiatement. Chrome 156 ne garde plus cet échec en cache. Un simple nouvel appel à import() relance réellement le téléchargement.
Pour un site qui charge des morceaux de code à la demande, comme un configurateur, une carte ou un module de paiement, c’est un vrai gain sur mobile, quand le réseau coupe dans le métro. On peut enfin écrire une petite boucle de nouvelle tentative au lieu d’inviter le visiteur à recharger toute la page.
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IndexedDB change de moteur, sans rien casser #
Sous le capot, Chromium réécrit le stockage d’IndexedDB sur SQLite, à la place de l’ancien assemblage LevelDB et fichiers plats. Les notes de version sont claires : l’API utilisée par les sites ne change pas. Seules les nouvelles bases passent sur SQLite, et les données existantes restent pour l’instant sur l’ancien système, en attendant une migration ultérieure. Pas d’action à prévoir, donc, mais c’est une bonne raison de tester son application hors ligne si elle repose beaucoup sur IndexedDB.
Le reste de la version #
On note aussi la possibilité d’envoyer des en-têtes HTTP personnalisés à l’ouverture d’une connexion WebTransport, une API de journalisation de diagnostic pour WebRTC et le début du retrait des « fenced frames », qui ne subsistent plus qu’à l’état de coquilles vides. Côté sécurité, GIGAZINE indique que Chrome 156 corrige 353 problèmes de sécurité. Google ne communique pas plus de détails dans ses notes destinées au grand public.
Ce qu’on retient pour son site #
Rien ne casse avec Chrome 156, et rien n’oblige à modifier quoi que ce soit. Les nouveautés CSS restent à utiliser en amélioration progressive : un rendu agréable dans Chrome, un rendu correct ailleurs. Le changement le plus utile tout de suite concerne les sites qui chargent du JavaScript à la demande : ajouter une nouvelle tentative sur les import() qui échouent est désormais efficace dans Chrome. Rendez-vous le 3 novembre pour Chrome 157.




